Paroles de Aldebert

Pigalle

pochette album Aldebert
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Date de parution : 19/02/1990

Durée : 0:02:23



sonnerie téléphone portable pour Aldebert

Cherchez pas, vous trouverez pas
C'est là bas, derrière le square
Deuxième maison, deuxième étage
La fenêtre avec un lierre fossilisé,
C'est la qu'il habitait ...
Aldebert

Il se levait très tôt, caressait son chat gris
Se lavait quelquefois, tartinait sa baguette
Son vieux pull, ses baskets, l'habillaient jusqu'au soir
Il allait faire un tour, achetait ses gauloises bleues
Il embrassait irma le portrait de sa femme
Morte sous un trolleybus, un soir de vin nouveau

Aldebert, le violon d'aldebert
Aldebert, couinait tous les soirs
Aldebert, noyé au troisième rang
Sixième fauteuil à droite

Il commençait ses gammes comme on serre un boulon
Son violon comprenait, restait bien accordé
La première cigarette arrivait à 11 heures
Il mangeait pas grand chose avec des bruits huileux
La sieste prenait sa part, après ces folles agapes
Il retrouvait l'archer pour quelques notes feignantes

Aldebert, le violon d'aldebert

Aldebert, couinait tous les soirs
Aldebert, noyé au troisième rang
Sixième fauteuil à droite

Il s'installait tranquille à sa fenêtre ouverte
Il aimait le salut de la grosse dame d'en face
Et le bonjour gueulé de son concierge en bas
Quand le soir était là, il emmenait son violon
Galopinant les rues, son étui à la main
Il croyait avoir l'air d'un gangster en cavale

Aldebert, le violon d'aldebert
Aldebert, couinait tous les soirs
Aldebert, noyé au troisième rang
Sixième fauteuil à droite

Il retrouvait sa place, son pupitre incolore
Et pour ne pas changer, il maugréa encore
Qu'il n'aimait vraiment pas ce qu'il faisait le soir
Qu'il n'aimait vraiment pas ce qu'il faisait le soir
Qu'il n'aimait vraiment pas ce qu'il faisait le soir
Qu'il n'aimait vraiment pas ce qu'il faisait le soir

Aldebert, le violon d'aldebert
Aldebert, couinait tous les soirs
Aldebert, noyé au troisième rang
Sixième fauteuil à droite

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