Paroles de Café allongé

Abdallah

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Maman, maman, va voir papa qui pleure dans le salon
C'est d'ja décembre j'ai mal au coeur de voir que vot' douleur s'allonge.
J'ai mal au coeur de voir qu'il n'y a pas de sapin
Demain matin, t'en prendras un, et tu mettras ta robe, satin.
Tu me connais je n'suis pas fan de ces périodes de fêtes
Ce soir j'ai envie d'croire qu'le père noël te livrera cette lettre.
Quand il f'ra nuit j'pass'rai t'couvrir avec ton plaid
Cette vie est laide, jusqu'à mon dernier souffle j'aurai crié à l'aide !
Dis à papa que je m'en veux pour nos confrontations
Malheureusement la mort, m'a fauché, sans convocation.
Il avait un bon taf moi j'n'ai même pas ne s'rait-ce qu'une vocation
Mais rien nous appartient, même nos corps ne sont qu'une location.
Tant d'heures perdues, à s'engueuler dans des débats
Comme quand je lui avais montré c'rappeur en père noël des barres.
Il était tout c'que j'voulais être mais, tout c'que j'n'étais pas,
J'aurai dû lui dire je t'aime au lieu d'me dire qu'il m'aimait pas.

J'aimerai qu'tu dises, à Élise que..que je l'aime,
Que je l'aime, du plus profond d'mon âme oui que je l'aime.
Que j'la regarde du ciel et que j'la trouve tout aussi belle,
Elle qui me disait que l'amour vrai suscite la haine.
Non on s'est vraiment aimé donc on s'est vraiment haï
Même si nos coeurs ont saigné je voulais être son mari.
Elle m'a r'gardé dans les yeux elle m'a dit c'est pour la vie,
Puis elle est partie le jour où je l'ai trahi. han
Ouai j'avoue j'ai fait le con,
Réveillez moi c'est un cauch'mar je joue un rôle c'est pas le bon !
Maman dis lui qu'j'suis un gars bien maman dis lui d'passer l'éponge
Tu m'avais dis qu'cest pour la vie même s'il faut traverser les monts !
Mais j'n'ai même pas dis un mot même si j'savais que j'avais merdé,
J'ai fait mon sac sans un regard puis j'ai déserté.
À c'qu'il paraît une femme peut perdre sa fierté par amour,
Et ben un homme peut perdre son amour par fierté.
Et ouai mon gars, moi j'suis parti comme un homme
J'ai pris le tram, puis le trom, puis j'ai chialé comme un môme.
J'ai pleuré à n'plus avoir de larmes dans le corps
J'n'étais qu'une feuille morte que le vent d'hiver emporte.
Pendant trois s'maines je n'mangeais pas je n'dormais pas,
Je guettais devant ma f'nêtre le simple bruit, de ses pas.
Je croyais notre amour plus fort, que ces amis, qui nous séparent
Je lui, en voulais à mort de me laisser dans cet état.
Dis lui que ça m'a fait du mal de n'pas la voir à mon chevet,
Tel une mère à la rescousse d'un fils, qui la décevait.
Qu'j'aurai aimé, qu'elle me prenne en main plutôt qu'de prendre une cuite
Et qu'elle me, sauve de mes démons plutôt, que de prendre la fuite.

Tu lui diras qu'je veille sur elle, qu'elle ne s'inquiète pas du tout,
Que si jamais elle se sent seule qu'elle pose sa main autour du cou.
Maman dit lui que je l'attend, qu'elle me revienne à pas rapides,
Et qu'aucun autre homme la touche j'lui f'rai des gosses, au, paradis.

Attablé, en terrasse, à parler, comme des attardés,
On était six y avait d'la zik et pas mal d'apartés.
À part ça, pas grand chose que j'me souvienne,
J'avais pris une décision j'avais besoin qu'on me soutienne.
Qu'est ce que j'vous sert à demandé le serveur qui taffait,
Eric a répondu qu'un kil de rouge serait parfait.
À la surprise générale, j'ai demandé, un café, allongé
S'il vous plaît, pendant qu'les autres, s'esclafaient.
Je me suis jeté à l'eau, je leur ai dit qu'j'arrêtai l'alcool
Qu'ils risquent d'être choqués que même la clope j'en avais raz l'bol !
Que j'allais m'convertir, à l'islam, d'ici peu,
Que ça allait m'discipliner moi qui étais, dissipé.
J'bois ma première, gorgée de café,
Quand une seat débarque, trois hommes armés en sortent,
Mais au loin je n'distingue que des barbes.
Ils s'mettent à rafaler, sur les terrasses dans les ruelles,
à ce moment, maman, j'ai compris qu'l'horreur est humaine.
Je vois du rouge, partout, est-ce du vin ou est-ce du sang ?
Mon café vient de tomber dans cette entrée, renversante,
Auprès du verre un homme me braque, puis ma fin fût annoncée.
Je n'm'attendais pas à boire mon, café allongé.

Un an que je n'suis plus là..
Dis moi si tu t'sens seul ?
Tu sais on m'a fait du mal.
J'espère juste qu'ils s'en veulent.

Un an que je n'suis plus là..
Dis moi si tu t'sens seul ?
Tu sais on m'a fait du mal.
J'espère juste qu'ils s'en veulent.

Un an que je n'suis plus là..
Dis moi si tu t'sens seul ?
Tu sais on m'a fait du mal.
J'espère juste qu'ils s'en veulent.

Un an que je n'suis plus là..
Dis moi si tu t'sens seul ?
Tu sais on m'a fait du mal.
J'espère juste qu'ils s'en veulent.

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