Paroles de Comme tout le monde

Batlik

pochette album Comme tout le monde
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Comme j’avais compris
Que des années d’études ce n’était pas assez
Pour espérer appliquer ce qu’on m’avait enseigné.
J’ai pris les devants,
Epaulé patiemment par deux cousins d’avant.
Trois équilibristes, sur une société,
Voient leurs responsabilités s’illimiter.
On en avait, soi-disant pour 100 ans
A en croire les promesses des gens.
Mais promesse du lundi ne tient qu’un instant.
Le lundi suivant tu l’as dans les dents.
Comme j’avais envie, d’avoir les yeux partout,
Et les autres, en dessous,
N’avaient qu’à proposer
C’est moi qui décidais.
J’ai pris la gérance,
Plus par ambition que par manque de confiance.
Un carriériste dans une société,
Ne sait plus reconnaître les amis des associés.
On en aurait eu encore pour 100 ans
A en croire nos rapports d’avant.
Mais qu’est ce qu’ils pouvaient faire face à un confrère
Qui se mettait soudain à jouer les petits tortionnaires.
Pour ceux qui se demandent
Et pour ceux qui me demandent,
Voilà pourquoi il ne suffit pas.
De pouvoir vouloir ou de vouloir pouvoir,
Faire ce qu’on veut de ses 10 doigts.

Comme j’avais senti,
Que la bonne humeur n’était plus au goût du jour
Et que d’heure, en heure, le capital tournait court.
J’ai pris ma fierté,
Je l’ai posée par terre et je l’ai foulée du pied.
3 équilibristes, de nouveau réunis,
Dans leur société mettent toute leur énergie.

On s’est introduit doucement dans le milieu du disque,
«regarde, c’est beau y’ a madonna sur les murs ».
On a pris des rendez-vous et on a pris des risques.
Poireauter 50 minutes avec un standardiste, c’est dur.

Comme aucun de nous,
N’avait suivi d’études en comptabilité
Et que « société » rime avec « légalité »…
Par peur du shérif,
On a choisi un comptable qui a choisi ses tarifs.
Une ponction par ci, comme une ponction par là,
Sans se préoccuper de ce qu’on gagne chaque mois.
Les petites entreprises enrayent la crise,
Tout dépend ce qu’on entend par petite entreprise.
Si tu veux marcher rapporte des mille et des cents,
Rapporte que des cent et on te cassera avant.

Pour ceux qui se demandent
Et pour ceux qui me demandent,
Voilà pourquoi il ne suffit pas.
De pouvoir vouloir ou de vouloir pouvoir,
Faire ce qu’on veut de ses 10 doigts.

Comme j’avais besoin
D’argent comptant pour mes futurs enfants,
Et de quelques billets pour mes ex-excès.
J’ai dressé la liste,
De tous les métiers même ceux à éviter,
Chanteur, coiffeur, homme d’affaire, militaire…
Deuxième tentative de gagner sa vie,
Entouré de ses amis,
Pourvu que ça fonctionne,
J’entends le clairon qui sonne.
Combien de % de types en ce moment,
Gagnent un salaire avec ce qu’ils rêvent de faire ?
4, 3, 2, 1, 0 ?
C’est qu’avec des zéros qu’on fait les plus cadeaux.

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