Paroles de Des fins...

Virus

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Bouh… il fait froid d’un coup
Dites si vous avez besoin de quelque chose pendant que j’suis debout
Tu l’sens quand tu fais ton trou
De ton vivant, les gens font déjà de toi un sujet tabou
Que tu refuses les concessions t’empêche pas de voir ton avenir partout où il manque un peu de gazon
À plus de deux, c’est plus des confessions
J’m’en veux, mes lèvres auraient dû rester collées sur un glaçon
Ils prendraient bien un bout de ta vie mais pas ton destin
J’réfléchis à la façon dont j’arriverai à rien
Oui, c’est grave de mourir défunt
Tu peux t’jeter dans la seine, elle fera son chemin comme un intestin
À travers toutes ces villes dont les panneaux visibles à l’entrée offrent un résumé de la vi(e)…site
Hôpital, groupes scolaires, cimetière
Tu nais et pis taffes ; tu meurs, épitaphe
Ne restent que quelques mégots et des pistaches
Restées fermées pour l’occasion
De toute façon, ce n’est qu’un héritage de location
Tu peux être à fond dans ta passion, mourir restera ta vocation
D’où l’expression, tirer une gueule de 6 pieds de long
Résonnent encore les orgues du requiem pour un con
Tu meurs, les hommages me reviennent
J’me penche d’un balcon, réflexe moteur
J’me demande si on survivrait de cette hauteur ?
J’tiens à la vie comme ceux qui se tailladent les veines sur la largeur
Un bord de route, un drôle de marcheur
Les absents sont des lâcheurs, j’fais de l’autostop en levant le majeur
Me raccroche à c’que j’peux
Il pleut des cordes
Parle-moi ou tu devras fouiller dans ma chambre en désordre

Tous les ans, j’me remémore la levée du corps
Maintenant, quand tu dors, j’vérifie si tu respires encore…

Pour l’instant, qu’est-ce que j’ai fait de ma vie ? j’ai tenu
J’tente de garder les yeux ouverts quand j’éternue
Flippe des coups de fil la nuit ou très tôt le matin
À chaque fois que j’entends « au fait, t’as appris pour machin ? »
L’éthernel m’a prévenu
Souvent j’me dis qu’j’suis qu’un enculé, que j’vivrai peut-être plus longtemps que prévu
Une question perdure : est-ce qu’on souffre plus de c’qu’on a pas connu ou bien de c’qu’on a perdu ?

S’faire du mal, vouloir connaître les circonstances exactes
On m’demande de tes nouvelles, j’dis qu’on est en contact
Que t’as juste perdu connaissance
J’laisse tes affaires telles quelles comme si t’étais juste parti en vacances
J’ai croisé quelqu’un qui te ressemblait trop de dos
Je souris aux éclairs pensant que c’est toi qui prends des photos
J’pense aux discussions qu’on aurait pu avoir
À c’que j’essaye de pas r’faire ou parfaire mais j’peux pas t’en faire part
Tout est devenu insignifiant
Et j’sens que j’t’enterre vraiment, j’parle de moins en moins de toi au présent
Il m’écoute pas, il veut savoir c’que j’compte faire plus tard
Sachant que beaucoup mettraient leur bite dans un trou de mémoire
Mon remords m’étouffera
Plus d’une fois, j’ai rêvé de toi
J’te prenais dans mes bras, t’étais tout froid
L’impression qu’on me voit mais que personne me perçoit
J’vis oppressant
Un décès, ça reste récent…

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